Haïti, mardi 12 janvier 2010 - Michel Redondo
Haïti, mardi 12 janvier 2010
90 secondes, c’est le temps qu’a duré le tremblement de terre à Haïti et qui a fait plus de 230 000 morts, 300 000 blessés et environ 1 500 000 sinistrés.
Dans un pays déjà touché par de nombreuses calamités, pauvreté, cyclones, déforestation, corruption, ce drame, auquel s’est ajouté depuis une épidémie de choléra, a laissé des traces inoubliables, tant physiques, psychologiques que matérielles.
Après 30 ans de dictature, c’est comme si la nature voulait punir sévèrement cette terre où la survie quotidienne est déjà un cauchemar pour quatre haïtiens sur cinq.
Quatre ans après cette catastrophe, Il est difficile à chiffrer avec exactitude le nombre de personnes qui vivent toujours dans des camps de déplacés. Le Collectif haïtien pour le droit au logement estime leur nombre entre 170 000 et 200 000. Les Nations unies ont, quant à elles, avancé le chiffre de 145 000 personnes. Selon l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), plus de 200 camps de tentes existent encore.
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